lundi 9 novembre 2009

Drag Me to Hell

Drag Me to Hell (Sam Raimi, 2009, USA)



Christine Brown travaille dans une banque. Sa vie est plutôt stable, ayant un copain qui s'occupe très bien d'elle et une éventuelle promotion en vue, son futur semble prometteur, sauf qu'une vieille femme vient tout gâcher en lui lançant une malédiction...

Voilà enfin le retour de Sam Raimi avec les films d'horreur !
Mes attentes étaient plutôt hautes, étant un grand fan de sa série des Evil Dead, mais finalement j'ai été légèrement déçu par Drag Me to Hell.

Je savais déjà que ça ne pouvait pas atteindre la grandeur de sa fameuse trilogie d'horreur (les seuls films que j'ai vu de sa part d'ailleurs), mais je me suis dit qu'il était tout de même capable de faire quelque chose d'excellent.
Drag Me to Hell se contente de présenter quelque chose de plutôt standard. C'est un film d'horreur du genre classique, où on retrouve plein de clichés du genre.
Les "faux moments" d'horreur au début de l'histoire, le volume qui monte d'un coup sans qu'on ne s'y attendre pour forcer quelques sursauts, le suspens dans certaines scènes alors qu'il n'y a rien etc...
La seule chose qui diffère c'est peut-être la fin, ou encore tout ce truc de la mouche qui en dégoûtera certainement plus d'un !

Bref, c'est tout juste un film bon d'horreur standard, pas du tout à la hauteur des débuts de ce réalisateur.

7.5/10

dimanche 8 novembre 2009

Zombieland

Zombieland (Ruben Fleischer, 2009, USA)



Dans un monde peuplé de zombies, un jeune garçon essaie de survivre à sa manière, en suivant des règles qu'il s'est inventé lui-même. Il rencontre un homme qu'il va accompagner dans sa quête à la recherche de... twinkies !

On comprend dès les premiers instants qu'il s'agit d'un film énorme ! Du gore et du sang partout, Woody Harrelson dans l'un des rôles principaux, For Whom the Bell Tolls de Metallica en tant que générique, un aspect "comédie" présent du début jusqu'à la fin... en bref, c'est la version américaine de Shaun of the Dead. Même si Zombieland n'est pas aussi bon que le film anglais, il s'en rapproche énormément.

Si on cherche à se divertir, ceci est un excellent choix. L'histoire est légère et n'a rien d'original, mais qu'est ce que c'est bon à regarder ! Le temps passe sans qu'on ne s'en rende compte, même s'il n'y a pas trop d'action pendant le film. D'ailleurs on aurait aimé voir un peu plus de zombies avant la scène finale, mais dans cette scène il y'en a tellement qu'on se dit que c'est suffisant après tout.
Ce n'est quand même pas rien de voir Woody Harrelson prendre autant de plaisir à tuer des hordes de zombies tout en s'amusant avec les jeux d'un parc d'attractions !

La partie qui se passe à "Hollywood" (sans entrer dans les détails) constitue l'un des meilleurs moments du film. J'étais malheureusement déjà au courant de ce qu'on allait y voir, mais il vaut mieux le découvrir dans le film pour un meilleur effet de surprise.

À ne pas rater pour les amateurs du genre, mais ne vous attendez toutefois pas à quelque chose de révolutionnaire.

8.5/10

District 9

District 9 (Neill Blomkamp, 2009, Nouvelle Zélande/Afrique du Sud)



Un vaisseau extra-terrestre s'est mis en orbite juste au-dessus de la ville de Johannesburg. Vingt ans plus tard, le vaisseau est toujours là, et ses habitants, qui comptent désormais 1.8 millions d'aliens, vivent dans des bidonvilles. Les problèmes avec la population locale se multiplient, ce qui pousse les Humains à chercher à déplacer les aliens ailleurs.

N'étant pas des plus grands fans de science-fiction, j'ai été assez ébloui par ce film. Il n'est pas vraiment ce qu'on pourrait trouver de plus conventionnel dans le genre, surtout grâce à la présentation du l'histoire au début et la tournure inattendue des choses par la suite.
On a droit à une sorte de documentaire, pas du style "caméra à la main", ou du moins pas comme on pourrait le croire, avec des extraits de news, d'interviews, de vidéos de caméras de surveillance etc... qui relatent tous les faits qui ont eu lieu suite à la découverte de ce fameux vaisseau spatial.

Pour une fois que des évènements de cette envergure ne se passent pas aux Etats Unis, et d'ailleurs même dans le film on le mentionne.
Il ne s'agit pas non plus d'un vaisseau spatial qui vient dans le seul but de détruire la terre en quelques heures. Les aliens semblent être perdus, et leur arrivée sur terre n'était vraisemblablement pas dans parmi leurs objectifs. On aurait toutefois pu mieux nous expliquer quelques détails sur ce point (comment ils ont attéri sur terre, pourquoi n'ont-ils pas pu repartir de suite etc...) étant donné que les deux races se comprennent aisément.

La deuxième partie du film vire vers un côté inattendu. Trop d'action prend place, et les évènements se précipitent de façon très intense. Je n'en dirais pas plus pour ne rien gâcher du plaisir que tout cela procure.

Dernière remarque, les aliens sont extrêmement bien faits ! C'est vraiment rare de voir des aliens qui semblent si réels, ça vaut le coup de voir le film juste pour eux.

La fin laisse présager une suite. Espérons donc qu'elle sera à la hauteur !

9/10

jeudi 5 novembre 2009

Le Ruban Blanc

Le Ruban Blanc (Michael Haneke, 2009, Autriche/Allemagne/France/Italie)



Dans un petit village allemand à l'aube de la première guerre mondiale, des évènements criminels étranges se passent, sans que personne ne sache quelle en est la cause.

Le dernier film de Michael Haneke n'a pas remporté la Palme d'or au Festival de Cannes pour rien !

Au début on penserait qu'il s'agit tout juste d'une simple histoire qui se passe dans un petit village allemand, sans plus. Mais si on y réfléchit plus sérieusement, on y trouve énormément de 'messages cachés' et de sens doubles très en rapport avec tout ce qui s'est passé dans le monde pendant la première partie du 20ème siècle, et plus particulièrement en ce qui concerne l'Allemagne.
Je remercie au passage tous ceux qui étaient présents au CinéClub de la salle CinémAfricArt de cette semaine grâce à qui on a pu avoir plusieurs visions différentes de ce qu'implique le film dans sa globalité.

On peut voir dans le film la préparation à la guerre de la part des allemands, et donc d'une certaine manière, la naissance du nazisme. On ne nous présente rien de façon directe bien entendu, et l'histoire est limitée seulement au village en question, mais si on transpose ces évènements-là à une échèlle plus vaste, il n'y a plus de doute.

Les hommes ici sont pratiquement tous des monstres de la pire espèce. Froids, odieux, violents... ils excercent leur tyrannie sur tous ceux qu'ils contrôlent, à savoir les femmes et les enfants. Ces derniers finissent eux aussi par s'approprier tous ces adjectifs, enlevant petit à petit tout semblant d'innocence qui pourrait exister chez eux.
Quant aux femmes, c'est encore plus compliqué. Elles sont soumises à leurs maris mais en même temps elles semblent plutôt à l'aise dans ce rôle. La scène avec le docteur le montre très bien. Elles sont maltraitées et délaissées, et pourtant elles s'attachent à leurs familles et à leurs maris.

Le fanatisme religieux prend aussi une place très importante dans une vie où rien d'intéressant n'arrive. Les enfants subissent tout ça en silence, ils n'y peuvent rien et vont sûrement faire pareil à leurs tours, une fois grands, d'où le parallélisme avec le nazisme et toutes les autres formes de fascisme...

Bref, il y a tant de choses à dire et à tirer de ce film (par exemple la violence qui n'arrive presque jamais devant l'écran, un peu comme dans Funny Games), il faut donc le regarder avec attention pour espérer en tirer le plus...

9/10

mardi 3 novembre 2009

Journées du Cinéma Européen (JCE) 2009

Le programme de l'édition 2009 des Journées du Cinéma Européen a été publié sur facebook :

Salle « Le Parnasse »
1er au 13 décembre 2009


Mardi 1er décembre 2009
20h30
Ouverture des Journées du Cinéma européen par le film espagnol «
Secrets du Cœur », de Montxo Armendariz. Présentation du film par le
réalisateur.

Mercredi 2 décembre 2009
18h00 «Cândido» (Court-métrage-Portugal)
18h30 «Mourir à Athènes» (Grèce)
20h30 Hannahannah » (Pays-Bas)


Jeudi 3 décembre 2009
18h00 «Le Bois » (Court métrage-Tunisie), présentation du film par Mounir Msallem
18h30 «La Berceuse» (Tunisie) : long métrage en avant première- Présentation du film par Raja Amari
20h30 « Noir et Blanc» (Italie)

Vendredi 4 décembre 2009
17h30 «L’Ambouba » (court métrage- Tunisie), présentation du film par Nadia Raïs
18h00 « Fados » (Portugal), présentation du film par Ivan Dias
20h00 « Villa Amalia » (France)

Samedi 5 décembre 2009
18h00 «Allô » (court métrage-Tunisie), présentation du film par Madih Belaid
18h30«Casa Negra» (Maroc), présentation du film par Noureddine Lakhmari
20h00 «La Suspecte » (Court-métrage-Portugal)
20h30 « La Maison sur les Nuages » (Italie), présentation du film par Claudio Giovanessi

Dimanche 6 décembre 2009
17h00 « Il Gagga» (Malte)
19h00 «Tobruk » (République Tchèque)

Lundi 7 décembre 2009
18h00 « Mémoires d’une Femme » (Court-métrage-Tunisie), présentation du film par
Lassaâd Oueslati
18h30 « Je Rentre à la Maison » (Portugal)
20h30 «Katyn » (Pologne)


Mardi 8 décembre 2009
18h00 « La Suspiscion » (Court métrage-Portugal)
18h30 « Les Moineaux en Octobre » (Bulgarie)
20h30 « Séraphine » (France)

Mercredi 9 décembre 2009
17h00 « La Vie de Bohème » (Finlande)
19h00 « Les Gars de la Rue de Soleil » (Hongrie)
21h00 « Intact » (Espagne)


Jeudi 10 décembre 2009
18h00 «Obsession» (Court-métrage-Tunisie), présentation du film par Amine Chiboub
18h30 « Mascarades» (Algérie), présentation du film par Elyes Salem
20h30 «Un Dîner Pour les Faire connaître » (Italie)

Vendredi 11 décembre 2009
19h30 « Comme les Autres » (Court-métrage-Tunisie), présentation du film par Mohamed Ben Attia
20h00 « Le Silence de Lorna » Belgique (Wallonie-Bruxelles)

Samedi 12 décembre 2009
16h30 « La Traversée » (Court-métrageTunisie), présentation du film par Nadia Touijer
17h00 «Boîte Magique» (Tunisie), présentation du film par Ridha El Béhi
19h00 « Tourmente » (Allemagne)

Dimanche 13 décembre 2009
17h00 « Chtar Mhaba » (Tunisie), présentation du film par Kalthoum Bornaz
19h00 « Hunger » (Royaume-Uni)
21h00 Cérémonie de clôture des Journées du Cinéma européen 2009 et attributions des prix publics

lundi 2 novembre 2009


Date de sortie cinéma : 28 octobre 1998
Film déjà disponible en DVD depuis le : 6 décembre 2005
Film disponible en Blu-ray le : 8 décembre 2009

Réalisé par Guy Ritchie
Avec Dexter Fletcher, Jason Flemyng, Steven Mackintosh plus...

Titre original : Lock, Stock and Two Smoking Barrels
Long-métrage américain, britannique. Genre : Policier
Durée : 1h46 min Année de production : 1998

Synopsis : Eddy, un joueur invétéré, s'apprête à participer à la plus grosse partie de cartes de sa vie avec un enjeu de cent mille livres, somme qu'il a durement amassée avec ses trois acolytes, Tom, Baco et Soap. Eddy est considéré comme l'un des meilleurs joueurs du circuit, mais la partie s'avère être un coup monté à l'issue duquel il doit cinq cent mille livres à son adversaire Hatchet Harry. Ce dernier lui donne une semaine pour réunir cette somme, sinon il aura les doigts coupés. Seul JD, le père d'Eddy, pourrait annuler la dette en cédant son bar à son vieux rival, Harry.

dimanche 1 novembre 2009

Un prophète


Un prophète (réalisé par Jacques Audiard)
Synopsis
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena, ne sait ni lire ni écrire.
A son arrivée en Centrale, seul au monde , il parait plus jeune, plus fragile que les autres détenus.
Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait la loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des "missions", il s'endurcit
et gagne la confiance des corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

Bien, j'ai regardé le film et j'étais pas déçu. Je dois dire qu'on va entendre parler de Tahar Rahim dans les années à venir.

L'histoire a retenu mon attention tout au long du film. Au début, j'ai eu l'impression que ça va se centrer uniquement sur le drame que vivent les détenus à l'intérieur des prisons.
Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, on nous rappelle que malgré toute cette souffrance, ils parviennent à garder l'espoir.

Ce qui m'a déçu,est que l'histoire manque d'originalité. Je ne vois que celle d'un film américain adaptée dans un contexte de culture française.